Bousillée

Par 10:45


J'essaye de rester calme, de ne rien casser dans cet appartement.
Tout sonne si vide, creux depuis hier soir.
Tout ceci semble irréaliste, et pourtant rien n'est plus réel.
Je m'efforce de ne pas repenser à ces mots,
crus, tranchants, blessants.
Ces mots qui rejoindront tout les autres qui m'ont fait du mal,
au fond de mon cœur.
Ces mots prononcés qui résonnent encore dans ma tête,
que je n'oublierai pas.
 
 
Je sens les larmes rouler sur mes joues,
et mon cerveau qui me crie de ne pas pleurer.
Mais ta gueule l'encéphale, t'étais où quand j'avais besoin de toi ?
T'as pas été foutu de t'imposer face à mon cœur.
Pourquoi t'as pas empêché mes pieds de faire demi tour quand j'ai essayé de fuir ?
A cause de toi je suis encore là.
J'aurais dû partir quand j'en avais l'occasion.
On aurait pu rester en presque bons termes,
mais non il a fallut que tu donnes raison à mes sentiments,
que je reste et que je foute en l'air le peu de dignité qu'il me restait. 
Bravo. 


On a trop longtemps fait semblant.
Semblant de s'aimer encore, d'être heureux l'un avec l'autre.
On a voulu faire comme si de rien n'était,
continuer ensemble 
alors que l'amour qui nous liait est partit depuis longtemps.
Pourtant on le savait que ça ne marcherait pas.
Ça n'a servit qu'à nous détruire plus.
 Deux enveloppes charnelles, vides,
aux vies rythmées par les disputes, les cris et les pleurs.
Deux amants incapables de se souvenir de la dernière fois qu'ils se sont aimés.
 


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